Citations
Soixante-dix artistes et personnalités publiques ont accepté de s’associer bénévolement au projet des ParcoDonMD de L’Itinéraire, d’en peindre chacun un et de faire de ce projet, dont le lancement est prévu le 4 mai au Palais des Congrès de Montréal, une totale réussite!
Propos recueillis par Karine Courcy
Photos : Hugo Trottier assisté de Russel Perry et André Barette
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Edgar Bori,
auteur-compositeur-interprète
«En tant qu’ex-alcoolique et toxicomane, c’est avec grand plaisir que j’ai accepté de participer à cet événement. Le phénomène de la pauvreté et de l’itinérance est de plus en plus criant, ce qui explique en partie cette absence de conscience chez les gens. Mais il est difficile de parler de ceux qui vivent le problème à leur place... On doit les aider, tout simplement, et j'espère que ce genre d’idée de génie qu’est celle des ParcoDon va fuser plus souvent!» |
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Josée di Stasio,
animatrice
«Quand on m’a proposé de participer à l’événement des ParcoDon, je ne me suis pas posé de question : cela allait de soi pour moi d’y prendre part, j’avais envie de le faire! Et parce que même si la pauvreté est omniprésente, qu’on la voit extrêmement ici à Montréal, peut-être qu’elle n’est pas encore assez visible pour que cela change... Moi, je suis particulièrement touchée par les enfants qui souffrent de la pauvreté et c’est en ce sens que je fais ma part.» |
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Patrick Sénécal,
écrivain-scénariste
«Je trouve le projet des ParcoDon très noble en lui-même; qu’un tel objet soit ainsi sympathisé, cela est génial comme idée! Ceci étant dit, la pauvreté est un grave problème... Qu’on s’habitue à la voir et qu’elle fasse partie du décor, il y a un risque de banalisation de la cause... ce qui aggrave d’autant plus le problème. C’est ce qu’on doit toujours se rappeler, donc : que cela ne devrait jamais être ça. Et rappelons-nous que les rigolos “parcos” nous aident en ce sens-là!» |
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Daniel Lavoie,
chanteur...
«La problématique de l’itinérance est large et j’y ai beaucoup réfléchi... Qu’elle soit un sous-produit ou un résultat de la société de surconsommation d’aujourd’hui, voire le résultat d’un manque de volonté politique et sociale de remédier à la pauvreté, le fardeau de ceux qui la vivent devrait être allégé. Subvenir aux besoins primaires des gens de la rue est un exemple des choses à faire.» |
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Mario Lirette,
animateur
«Moi, quand je me promène, je regarde tout le temps là où je pourrais m’installer si j’étais sans-abri, parce que ça n’a pas de sens de vivre dehors quand on y pense! Dans les années 1970-1980, j’en ai logé des itinérants; des fois, j’en hébergeais deux ou trois à la fois... C’est une bonne idée d’aider les sans-abri, parce que ce n’est pas évident de sortir les gens de l’itinérance. Mais ça fait tellement de bien de faire du bien!»
«Dans les années 1970-1980, j’en ai logé des itinérants; des Fois, j’en hébergeais deux ou trois à la Fois...» |
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Hélène Bourgeois-Leclerc,
comédienne
«Je connais très bien le magazine L’Itinéraire, que je lis et appuie en l’achetant à Robert le camelot en poste devant chez moi. La partie du magazine “Le Mot des camelots” est d'ailleurs celle que je préfère. Pour moi, ces témoignages sont un partage et c’est ce qui est l’ fun avec L’Itinéraire, c’est ce mur qui est brisé et ce lien qui est créé entre nous tous.» |
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Guylaine Tremblay,
comédienne
«D’utiliser un objet qu’on déteste dans la vie comme un parcomètre dans le but d’aider, moi, je trouve que c’est une idée merveilleuse! étant donné la mauvaise répartition des richesses par l’état et les gouvernements, un projet comme celui-là permet donc aux citoyens aussi de faire leur part. Et pour nous qui les peignons, il ne s’agit pas que d’un don, mais d’un geste concret, d’une bonne action...» |
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Janette Bertrand,
communicatrice et romancière
«J’ai décidé de participer à l’événement des ParcoDon, parce que je m’intéresse depuis très longtemps aux itinérants.
Dès que je le peux, j’achète L’Itinéraire; dès que je peux faire quelque chose pour ces gens, je le fais de tout mon coeur. Pour moi, la pauvreté est un drame... Tous ceux que je vois dans cet état, je voudrais tous qu’ils aient mangé et qu’ils soient en santé. Je voudrais tous les prendre dans mes bras et les aider!» |
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Dj Champion,
auteur-compositeur et chef d’orchestre/g-strings
«Le groupe et moi sommes approchés pour plusieurs causes, mais on choisit notre implication pour voir les résultats. Par exemple, avec L’Itinéraire et pour l’itinérance, on sait que l’argent va directement aux gens qui vendent le magazine... et c’est pourquoi on est là, aujourd’hui, pour cet événement des ParcoDon. En espérant que cela aide à ne plus voir les itinérants comme des sous-produits humains!» |
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François Parenteau,
membre des Zapartistes
«Ce projet des ParcoDon est une autre belle initiative de L’Itinéraire : le magazine qui dénonce l’injustice de la pauvreté! Non seulement c’est un produit qui est bien fait, mais il est un outil venant en aide à des gens désirant s’en sortir ou se sortir de l’itinérance. Moi, je me sens très interpellé par cette cause et parce qu’au-delà des apparences, il existe une profonde détresse psychologique.» |
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Biz de Loco Locass,
rappeur
«Ça fait tout le temps chier de mettre de l’argent dans des parcomètres! Mais colorés et pour aider les gens de la rue, les ParcoDon sont une bonne idée. En plus, c’est une belle façon d’embellir la ville... Celui qui est au nom du groupe – et peint en collaboration avec le peintre Étienne Martin – symbolise “construire ensemble”; les carrés de type mosaïque symbolisent quant à eux l’entraide permettant de contrer la pauvreté.» |
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Zïlon,
artiste multidisciplinaire
«La pauvreté va toujours rester, puisque c’est elle qui aide les riches à se sentir bien! Dans notre société soi-disant moderne, ce sont les putains de gouvernements qui gèrent mal et qui volent notre argent... On pourrait tous vivre d’une manière équitable, mais on préfère encore injecter plus de fonds dans les divertissements que pour les gens. C’est obscène!» |
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Marie Chouinard,
chorégraphe et auteure
«J’ai peint mon ParcoDon en performance, à l’aide de mes mains tels des pinceaux et qu’avec du blanc comme couleur. Je l’ai ainsi fait comme un objet de culte, un “linggame” (une pierre polie de méditation) qui est un symbole de puissance. Et j’ai fait cela comme ça pour rappeler une page blanche, celle de sa vie, celle qu'on écrit chaque jour... celle qu’on ne doit pas craindre d’écrire et de vivre.» |
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Emmanuel Bilodeau,
comédien
«Pourquoi j’ai accepté de collaborer à l’événement des ParcoDon? Parce qu’on m’a payé, voyons! Sans blaguer, la cause de la pauvreté et de l’itinérance me touche particulièrement. Mais avec cette idée de donner dans des parcomètres pour aider les itinérants au lieu de leur donner directement de l’argent, certaines personnes se sentiront peut-être plus à l’aise de les aider.» |
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