Titre
FERMER CETTE FENÊTRE
   Accueil  |  S'inscrire à notre bulletin  |  Nous joindre  |  FAQ  |  Plan du site
Accueil de L'itinéraire Vous avez le don de faire une différence
Accueil de L'itinéraire Le magazine L'Itinéraire Le Groupe  L'Itinéraire De a à b
Infocommode.org
Le trottoir des célébrités ParcoDon

Géotourisme

Educalcool

Caisse du Quartier-Latin de Montréal

Content on this page requires a newer version of Adobe Flash Player.

Get Adobe Flash player





Publications et informations

Actualité et vie urbaine - La une

Les 7 doigts de la main Prêts à décrocher la lune
Jérôme Savary, adjoint à la rédaction - 15 septembre 2008

Jérôme SavaryPendant que le photographe de L’Itinéraire1 prépare son dispositif d’éclairage, la troupe de cirque Les 7 doigts de la main fait déjà tout un show. Partis dans un délire collectif, Faon enchaîne littéralement Isabelle au pied d’un arbre, Patrick grimpe au sommet de trois vieux barils rouillés, alors qu’Émilie, Sébastien et Samuel s’affairent à placer du bois aux pieds d’Isabelle pour simuler un bûcher. Autant vous dire que l’on ne s’est pas ennuyé! L’Itinéraire les a rencontré à la TOHU, là où ils présenteront leur spectacle La Vie à compter du 23 septembre.

Le spectacle La Vie s’inscrit dans l’évolution du cirque contemporain. Plus intimes que les spectacles du Cirque du Soleil, ceux des 7 doigts de la main s’ancrent davantage dans le réel. «Avec La Vie, on veut faire réfléchir le public. Par exemple, dans le spectacle, je deviens folle, et à travers ce personnage, on souhaite inciter le public à s’interroger sur ce qu’est la folie», explique Isabelle Chassé, contorsionniste et membre des 7 doigts.

La folie, donc, et la mort, surtout, sont au cœur du spectacle La Vie. En effet, dans cette troisième production de la troupe, après LOFT et TRACES, les 7 doigts nous amènent dans un monde dans lequel chaque spectateur apprend qu’il est mort et qu’il sera jugé au cours du spectacle afin de décider ou non de sa descente aux enfers.

Les 7 doigts de la main Prêts à décrocher la lune
Photo: Gracieuseté de Les 7 doigts de la main

Un autre parfum de cirque
À la fois artistes, chorégraphes et metteurs en scène, ils proposent «un autre parfum de cirque», selon Isabelle. «On fait du cirque d’auteur», renchérit Samuel Tétreault, équilibriste. «On est un collectif de création et pour nous, l’être humain tient une place très importante. Le rapport à l’autre et le rapport de l’individu à la société occupent une place centrale dans nos créations», ajoute-t-il.

Suivant l’esprit familial du cirque, les membres de cette troupe de cirque montréalais vivent proches les uns des autres. Dans le quartier populaire de Saint-Henri, cinq membres des 7 doigts viennent d’acheter ensemble un ancien couvent où ils ont prévu d’habiter. Les deux autres demeurent tout près, à Verdun et à Pointe-Saint-Charles.

Projet Fibonacci
Vivre ensemble ne les empêche pas d’être ouvert aux autres. Les 7 doigts de la main ont ainsi créé le «Projet Fibonacci», dans le but de favoriser le dialogue interculturel. Ce projet s’articule autour de résidences de création se déroulant à la fois à Montréal et à l’étranger, en collaboration avec les artistes des compagnies Artcirq, du Nunavut, et Cirko De Mente, du Mexique. Ils se sont ainsi rendus à Igloolik, au Nunavut, et à Mexico. «Partout où on va faire des spectacles, on propose des ateliers avec des jeunes en difficulté. On l’a fait à Mexico et aussi à Londres», indique Patrick Léonard, spécialiste du diabolo et aussi détenteur d’un baccalauréat en chimie (!). «En Colombie, c’était de la folie, explique Sébastien Soldevilla, l’homme fort de la troupe. On s’est retrouvé à faire un atelier de trois jours avec 400 gamins, et parmi eux, plusieurs venaient de la rue. C’était du délire!»

Les 7 doigts de la main s’associent régulièrement à des causes sociales et environnementales, comme le prouve leur participation au spectacle Terre planète bleue, le 3 août dernier, aux Francofolies de Montréal. «Tout cela fait partie de l’identité de la compagnie des 7 doigts de la main, souligne Samuel Tétreault. La relation à l’autre est omniprésente et on aime trouver des façons de s’engager avec nos spectacles.»

Stephen Harper ampute des phalanges aux 7 doigts
Fondée en 2002, la compagnie des 7 doigts de la main passe six mois à Montréal et six mois en tournée à l’étranger. Les spectacles de tournée et les résidences de création sont rendus possibles grâce au programme de subventions gouvernementales «PromArt» et «Routes commerciales», liés au rayonnement de la culture canadienne à l’étranger. Stephen Harper a décidé d’abolir ces subventions. «Pour les 7 doigts, cela représente près du tiers du financement annuel. Sans ces subventions, on ne peut pas survivre en tant que compagnie, car le marché québécois est trop petit», indique Samuel Tétreault, qui est également codirecteur artistique de la compagnie. «Le gouvernement Harper nous marginalise, car il ne veut pas que des artistes ne correspondant pas aux valeurs morales du Canada aillent le représenter à l’étranger. Cette décision brime le droit à la liberté d’expression», ajoute Sébastien Soldévilla.

Page précédente  
L'Itinéraire©2007, tous droits réservés. Conception: Drafter.com Hébergement:Superwebpro

Logo industrie CanadaCette initiative est rendue possible grâce à une contribution financière
du programme
Francommunautés virtuelles d’Industrie Canada.
Les propos tenus dans ce site ne reflètent pas nécessairement l’opinion d’Industrie Canada.