Accueil  |  S'inscrire à notre bulletin  |  FAQ  |  Plan du site  |  Nous joindre  
Accueil de L'itinéraire Commandez des cartes-repas dès maintenant
Accueil de L'itinéraire Le magazine L'Itinéraire Le Groupe  L'Itinéraire Dernières nouvelles
L’Itinéraire honoré sur la scène internationale

Faire un don
Achats de cartes-repas
Abonnement
Liens utiles
Publicités/Annonceurs
Camelots
Emploi-stage-bénévolat
Le trotoir des célébrités
Infocommode

ANNONCEZ ICI
514-597-0238 #246
vente@itineraire.ca

Educalcool

Caisse du Quartier-Latin de Montréal

Attitude

Quebecor

Prix de l'économie sociale de Montréal

Actualité et vie urbaine - Éditoriaux
Édito - L’Itinéraire de la vie
Audrey Coté, rédactrice en chef - 1er septembre 2010

Audrey Coté On n’aboutit pas à L’Itinéraire par hasard. Que l’on soit camelot ou rédactrice en chef, on y arrive au terme d’une quête. Une quête de soi menée à travers la volonté d’apprendre sur la vie et l’expérience des autres.
Une communauté artistique solidaire
Lorsque je suis devenue rédactrice en chef il y a sept ans, peu d’artistes acceptaient de faire la une du magazine, à l’exception de Dan Bigras et d’Éric Lapointe. Il a fallu batailler ferme pour convaincre les relationnistes de presse et les agents d’artistes de faire confiance à la nouvelle équipe professionnelle en place. Le choix éditorial de présenter systématiquement des personnalités publiques à la une du magazine n’était pas anodin. Nous voulions faire ressortir la perspective sociale de ces personnes : ce qu’elles pensent de la politique, de la pauvreté, de l’environnement ou d’une cause qui leur tient le plus à cœur. Depuis quelques années, L’Itinéraire fait partie intégrante de l’univers médiatique montréalais et peut compter sur la solidarité d’artistes et de personnalités publiques… qui demandent maintenant d’apparaître en couverture! Merci à tous ces artistes qui nous ont livré leurs confidences en toute confiance.

Il y a sept ans, un de mes plus grands rêves se réalisait : devenir rédactrice en chef d’un magazine social comme L’Itinéraire. Ce poste représentait pour moi une occasion privilégiée de me dépasser professionnellement et personnellement. J’aurais pu faire du journalisme ailleurs, mais L’Itinéraire résonnait comme un appel, une promesse d’accomplissement personnel et, osons le dire, spirituel.

La jeune journaliste dotée d’une maîtrise en littérature que j’étais devait acquérir une expérience sur le terrain, mais c’est surtout la rencontre avec les camelots, «plus humains que nature», qui m’a signifié qu’au-delà d’un travail stimulant, j’avais trouvé une communauté d’âme. Avoir le privilège de côtoyer des personnes qui font face à l’extrême adversité de la vie ramène étrangement à soi. À force d’écouter, on comprend que l’on porte toujours un peu en soi la détresse de Mario tyrannisé par une dépendance, l’humour décapant de Cylvie qui bagarre contre la maniacodépression ou encore la lucidité douloureuse de Josée Louise. Une commune humanité nous unit.

J’étais – et suis toujours – viscéralement interpellée par les camelots et le courage titanesque qu’ils déploient tous les jours pour se dépasser, pour trouver la force de recommencer malgré les difficultés. Grâce à eux, j’ai grandi et suivi «l’itinéraire», imparfait, mais authentique, qui mène à l’expression du «meilleur de soi», pour reprendre l’expression du psychanalyste Guy Corneau. Au cours de mon passage à L’Itinéraire, les camelots m’auront enseigné l’essentiel : on peut faire face à tout à partir du moment où l’on refuse la victimisation, en avançant courageusement vers son mieux-être.

Ma vision du magazine a toujours été claire : faire davantage entendre la voix des camelots afin que les lecteurs apprécient leur regard unique sur la vie. Surtout, il fallait contourner le misérabilisme et l’exploitation véreuse de la misère humaine qui fait malheureusement les choux gras de certaines publications. Les camelots sont plus grands que les malheurs qui les ont frappés. C’est pourquoi j’ai toujours cru à l’importance de valoriser leur force.

Au moment de poursuivre «mon» itinéraire vers un autre défi professionnel, ce qui me rend particulièrement fière est d’avoir réussi, avec la complicité de mon ami Jérôme Savary, superviseur de la rédaction et l’apport considérable des jeunes journalistes pigistes, des personnalités publiques et des artistes, à «professionnaliser» L’Itinéraire afin qu’il devienne un média reconnu au même titre que les autres à Montréal. Tout cela pour que les camelots soient fiers d’eux et de leur magazine et qu’ils gagnent mieux leur vie en vendant toujours plus d’exemplaires dans la rue.

Sortir de la honte, c’est commencer à se donner le droit d’exister. Là est toute la cohérence de L’Itinéraire : aujourd’hui, nos camelots sollicitent fièrement le public dans la rue avec un magazine de qualité dans lequel ils prennent la parole et retrouvent une place dans la société.
Longue vie à L’Itinéraire et merci à tous les lecteurs et lectrices solidaires de leur camelot!

Merci à notre rédactrice en chef
Serge Lareault Éditeur
Audrey Coté quitte la barre du magazine L’Itinéraire après sept ans de développement. Elle a parcouru un chemin immense entre le mensuel noir et blanc de 24 pages et le magazine couleur publié aux 15 jours. Nous avions peu de moyens et une reconnaissance à bâtir lorsqu’elle est devenue rédactrice en chef en 2003. Audrey a acquis une solide expérience et elle a su imposer la vision sociale du Groupe tout en développant le journal-école pour l’expression des camelots. Nous la remercions de tout cœur pour tout l’engagement dont elle a fait preuve. Tout en la regrettant, nous demeurons heureux qu’elle se dirige vers de nouvelles perspectives professionnelles. Chapeau Audrey pour toutes tes réalisations avec L’Itinéraire!

Et vous, qu’en pensez-vous ?

Commentez cet éditorial
Page précédente  
L'Itinéraire©2007, tous droits réservés. Conception: Drafter.com Hébergement:Superwebpro