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Vivre sans drogue - Toxicomanie

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C’est quoi la toxicomanie ?

L'OMS (Organisation Mondiale de la Santé) définit la toxicomanie comme un "état de dépendance physique ou psychique ou les deux", vis à vis d'un produit et s'établissant chez un sujet et à la suite de l'utilisation périodique ou continue de celui-ci. La toxicomanie représente donc une aliénation, une privation de liberté puisque le toxicomane est profondément dépendant de sa drogue.

Pour certains, la toxicomanie constitue une stratégie d'adaptation qui permet à une personne d'anesthésier, en recourant aux drogues, des sentiments d'impuissance, d'échec, d'incompétence c'est à dire un état dépressif qui alimente un désespoir, un mal de vivre ancré parfois au plus profond d'eux mêmes depuis la petite enfance.

Pour d'autres, la toxicomanie s'inscrit dans un mode de vie hédoniste, égocentrique et antisocial adopté préalablement à leur initiation aux drogues, la recherche du plaisir étant le fondement ou le but de la vie, au prix d'un minimum d'effort.

Elle se manifeste de trois façons différentes :

  • La dépendance : Le toxicomane est dans l'impossibilité de se passer d'un produit ou d'une substance.
  • La tolérance : L'organisme du toxicomane s'adapte aux effets de la drogue au point qu'il est nécessaire d'augmenter les doses pour obtenir des effets d'ampleur constante.
  • L'accoutumance : L'état résultant de la consommation répétée de la drogue provoque le désir d'en prolonger l'usage.

C’est quoi la dépendance ?
La dépendance aux drogues est le besoin de consommer une drogue suite à son usage périodique ou continu. La personne qui consomme ne peut plus se passer de consommer de la drogue alors même qu'elle est consciente des conséquences négatives que celle-ci entraîne dans sa vie privée ou professionnelle. Sa vie tourne alors autour de la recherche et de la prise du produit.

Selon les produits, la dépendance s'installe lentement ou très rapidement comme pour l'héroïne, et parfois s'en que la personne qui consomme ne s'en rende compte. Ne jamais commencer reste donc la seule manière de ne pas devenir un jour dépendant. La dépendance s’accroît avec le temps.

Il existe trois principaux types de dépendance :

  • La tolérance : C'est quand une personne qui consomme régulièrement de la drogue a besoin d’une quantité toujours plus grande pour ressentir les mêmes effets. Comme elle entraîne une augmentation de la consommation, la tolérance augmente les risques pour la santé.

  • La dépendance psychologique :La dépendance psychologique est la plus fréquente. Elle se développe avec presque toutes les drogues et se caractérise par une envie intense de consommer de la drogue et d'en ressentir les effets. Les pensées, les sentiments et les activités de la personne qui consomme gravitent à tel point autour de la drogue qu'il est extrêmement difficile pour elle de cesser d'en consommer ou même d'y penser.
  • La dépendance physique :La dépendance physique est plus grave car elle réduit la capacité de la personne qui consomme de faire des choix face à sa consommation. Elle ne peut fonctionner normalement que si la drogue est présente dans son organisme. Elle ne se sent pas bien sans drogue et peux même ressentir certains des malaises physiques du manque (ex : transpiration, tremblements, nausée ...).

Les drogues ne provoquent pas toutes une dépendance physique. Elles peuvent toutefois être l'objet d'abus à cause de leurs effets et de la dépendance psychologique qui en découle. La dépendance physique est l'un des facteurs qui contribuent à l'usage continu d'une ou de plusieurs drogues.

L’état de manque fait référence aux symptômes physiques et émotifs manifestés par une personne dépendante qui réduit de manière brutale sa consommation de drogues. Ce sont tous les troubles qui apparaissent lorsqu'un usager chronique, un toxicomane, vient à manquer de produit.

Être parent
Il n'est pas étonnant que tant de parents craignent le pire lorsqu' il est question des drogues. En fait, les drogues semblent faire l'objet d'une paranoïa collective. Il faut dire qu'en ce sens, les médias y sont pour beaucoup. Les journaux et les autres réseaux d'information alimentent cette peur à coup d'articles à sensation sur le sujet. Nous constatons de plus que l'information transmise est souvent erronée et que plusieurs mythes tenaces circulent toujours au sujet des drogues.

Par exemple, que les drogues brûlent des cellules du cerveau ou le mythe de la nécessaire escalade du joint à la piqûre d'héroïne. N'oublions pas qu'une méconnaissance des faits entraîne une exagération des conséquences négatives, qui est un facteur important d'anxiété. Aussi, importe-t-il que les parents aient accès à des informations réalistes sur les produits et sur le phénomène-drogue dans son ensemble.

Il ne s'agit pas de devenir des "experts" mais d'avoir un portrait plus juste d'une réalité. Notamment, les parents ont souvent tendance à dramatiser les situations lorsqu'il s'agit de drogues illégales et à banaliser la consommation d'alcool. Pourtant, l'alcool est de loin la drogue la plus populaire chez les jeunes mais aussi, la plus dévastatrice.

Décoder le langage des adolescents.

  • Il n’est pas facile de décoder le langage des ados. Il y a des jours dans la vie de parents où la différence entre les générations semble insurmontable.
  • Les adolescents vivent des relations ambiguës avec les adultes qui les entourent. Tout en voulant s’affranchir et se différencier d’eux, ils ont besoin de les savoir disponibles.
  • Les parents se font souvent inquisiteurs en posant des questions sur les occupations et les fréquentations de leurs jeunes. On les soupçonne, on se méfit. Dès lors, les ados ont l’impression d’être envahis.

La communication.
Si lors de vos discussions avec vos jeunes vous entendez souvent des phrases telles que « À quoi ça sert de parler, de toute façon personne ne m’écoute », ou encore « Pas besoin de me le dire, je sais ce que tu penses », il est fort probable que la communication ne soit pas à son meilleur.

Apprendre à écouter est souvent la clé d’une communication réussie. Être écouté, voilà une façon de se sentir apprécié, accepté et compris. De la même manière, sentir que ce vous dites mérite d’être entendu jusqu’au bout permet d’exprimer plus clairement nos pensées et nos ressentis.

Fixer des limites.
Beaucoup de parents redoutent de briser le lien de confiance qui les unit à leurs ados, en leur demandant de respecter certaines limites. Mais il est important de garder à l’esprit le rôle de guide qu’occupe un parent envers son enfant. En ce sens, se servir du « gros bon sens » et imposer des limites, c’est fournir à l’enfant des repères qui lui permettront de grandir dans un cadre de vie sain.

Il est indispensable de savoir expliquer les limites que l’on pose, d’accepter d’en discuter avec son adolescent qui n’est pas forcément d’accord avec les décisions. Les jeunes savent retirer le bon sens de nos arguments, même s’ils ne le disent pas tout de suite.
En reconnaissant l’écart qui sépare le monde des parents de celui des enfants, on peut s’ouvrir à eux tout en acceptant plus facilement leur style vestimentaire ou leurs goûts musicaux.

Accepter les difficultés.
Toutes sortes d’émotions transitent par les parents lorsqu’ils découvrent que leur enfant a un problème : culpabilité, colère, peine, etc.

  • Souvent, on cherchera à minimiser les problèmes, à excuser son enfant. L’on peut être également très déçu de ne pas avoir l’enfant qu’on imaginait.
    Parlez-en à un parent ou un proche. Ne restez pas seul avec ce problème. Certains problèmes nécessitent des compétences que l’on a pas toujours. N’hésitez pas à demander de l’aide, et informez vous sur les ressources dont dispose votre quartier, votre ville, etc.
  • Quand vous appelez un organisme, prenez soin de savoir exactement quoi demander. Le stress peut parfois faire oublier des choses importantes. De toutes les manières, n’ayez pas honte de vous faire aider, c’est au contraire un très beau geste pour votre famille.
  • De nombreuses études ont démontré le lien entre la supervision parentale et les problèmes de comportement chez les jeunes. La probabilité de consommer des drogues est très élevée chez les jeunes lorsque les parents n’expriment pas clairement les limites qu’ils posent à leur enfant, que les punitions infligées sont démesurées, ou lorsque les parents ne connaissent pas les fréquentations de leurs enfants.
L’alcool et les jeunes.
On recherche tous le plaisir, d’être avec des amis, de s’amuser, de faire des nouvelles expériences.Dans notre société, l’alcool est souvent associé au plaisir et a des activités sociales comme des « partys ». Le vin, la bière, les spiritueux sont des produits de consommation courante.
Pour la plupart des personnes, la consommation d’alcool ne pose pas de problèmes. Elle s’intègre à un mode de vie saint. Mais avant de décider où, quand et quelle quantité boire, on doit être bien informé pour pouvoir faire les bons choix et consommer de façon réfléchie.

Avoir un problème de consommation d’alcool c’est boire de façon excessive, en trop grande quantité et trop fréquemment, boire pour fuir les problèmes, s’isoler, négliger ses activités habituelles à cause de sa consommation, poser des gestes que l’on regrette, consommer jusqu’à nuire à sa santé, et enfin, ne plus pouvoir se passer d’alcool.

A 14 ans, près de deux tiers des enfants du Québec ont déjà consommé de l’alcool. Il y a donc deux chances sur trois que ce soit le cas du vôtre. 90 % des québécois considèrent que les parents ont la responsabilité d’éduquer leurs enfants sur l’alcool. Les jeunes doivent savoir que la consommation d’alcool peut avoir des conséquences selon l’utilisation qu’on en fait. Elle peut par exemple créer une dépendance physique et psychologique. Elle est par ailleurs la première cause d’accident de la route au Québec.

L’alcool demeure le produit le plus consommé par le plus grand nombre de jeunes, et cette habitude se poursuit pour la plupart d’entre eux.

En tant que parents, vous êtes un modèle pour vos adolescents en ce qui concerne la consommation d’alcool, comme pour tout autre comportement. Pensez seulement aux fêtes en famille et aux anniversaires. Pour l’enfant, tout comme pour l’adolescent, la première perception vient directement des parents. Vos comportements viennent appuyer les messages que vous envoyez à vos adolescents. Ils veulent connaître votre opinion, et vos limites.

N’attendez pas les occasions spéciales pour parler avec vos enfants, mais utilisez plutôt les occasions de la vie quotidienne pour aborder les sujets tels que l’alcool et les drogues. Exprimez ce que vous ressentez en utilisant le « je », pour que votre enfant sache que vous vous intéressé à ce qu’il vit. Félicitez-le pour ses bonnes actions et encouragez-le. Exprimez-lui vôtre amour. Discutez avec lui de ce qui le passionne, de ses choix, de ses projets. Enfin, parlez-lui de ses relations avec ses amis, et de leur influence sur ses choix. Questionnez-vous également sur vos valeurs, les préjugés que vous entretenez et les peurs que cela éveille en vous.

Le cannabis et les jeunes.
L’adolescence est une période de recherche d’aventures, de découvertes et de plaisir. C’est souvent à ce moment qu’on est placé devant différents choix, dont la possibilité de consommer du cannabis. A l’instar de l’alcool, le cannabis est souvent associé aux « partys » entre amis. Il existe cependant une différence notoire : la possession de cannabis est illégale.

Contrairement aux idées reçues, il y a plus de non consommateurs que de consommateurs. Mais au Québec comme ailleurs, de plus en plus de jeunes font l’expérience de la consommation du cannabis. Pour la majorité, celle-ci ne pose aucun problème, et reste occasionnelle. Toutefois, chez certains, tout comme pour l’alcool, la consommation occupe une place de plus en plus importante dans la vie. Toutes les occasions peuvent devenir prétexte à consommer. Pour eux, la consommation de cannabis peut entraîner des conséquences sur les relations avec les parents et les amis, sur la vie à l’école et sur la santé. De plus, comme la consommation de cannabis est illégale, il peut s’ensuivre des poursuites judiciaires.

Le cannabis c’est quoi ?
On trouve le cannabis sous trois formes : la marijuana, le haschich et l’huile de haschich. Le THC est la substance qui provoque un effet chez le consommateur. Il est important de savoir qu’au Québec, la teneur en THC est l’une des plus fortes au monde.

  • La marijuana est aussi appelée pot, cannabis, mari, buzz, herbe, TH ou encore weed. Elle est composée des feuilles et des fleurs supérieures de la plante. Elle est fumée au moyen d’une pipe ou sous forme de cigarette roulée à la main, qu’on appelle aussi « joint ».
  • Le haschich est appelé hasch, cube, dime, bag ou chocolat. C’est la résine séchée de la plante, de couleur beige, brune ou noire, elle est vendue sous la forme d’un petit cube compact. On peut le chauffer sur des couteaux par exemple, mais il est généralement émietté et fumé comme la marijuana.
  • L’huile de haschich est beaucoup plus puissante que les autres produit du cannabis. Elle est généralement fumée.

On ne peut jamais être assuré de la composition et de la qualité des produites du cannabis vendus au marché noir.

Comme toutes les drogues, le cannabis produit des effets sur le cerveau. Il modifie les communications entre les cellules nerveuses et perturbe les sens. Les principaux effets sont : l’accélération du rythme cardiaque, le manque d’équilibre, une augmentation de l’appétit, le gonflement des vaisseaux sanguins (yeux rouges), et de la somnolence.
Enfin, la consommation de cannabis peut entraîner des conséquences sur le système respiratoire. A poids égal, un joint produit 50 % de goudron en plus qu’une cigarette. Et puisque sa fumée est souvent inspirée profondément, elle peut causer autant de problèmes pulmonaires que 4 à 10 cigarettes.
La consommation de cannabis entraîne également des effets psychologiques. On peut ressentir un certain bien-être, un sentiment de calme et de détente. On peut aussi avoir tendance à parler plus qu’à l’habitude ou avoir une envie spontanée de rire.
La concentration et la mémoire à court terme risquent aussi d’être moins efficaces. Chez certaines personnes plus fragiles, le cannabis peut créer des hallucinations et modifier la perception de soi. Ces personnes peuvent vivre beaucoup d’anxiété. A long terme, la consommation excessive et régulière de cannabis peut entraîner une baisse de motivation et d’intérêt.

On constate que la dépendance aux drogues se crée beaucoup plus rapidement chez les adolescents que chez les adultes, en raison de la structure de la personnalité qui est en plein développement. L’adolescence est une grande période de changements, à tous les niveaux. Ces changements rapides provoquent beaucoup d’insécurité chez les jeunes. Il peut être alors tentant de fuir les difficultés liées à ces changements en trouvant refuge dans la consommation de drogue, dont le cannabis.

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