En quête de sens
On dit que le travail c’est la santé, mais est-ce vrai ? Des études prouvent que les travailleurs sont en meilleure santé mentale, car le travail permet l’accessibilité à un revenu, créer des liens sociaux ainsi que développer des habiletés et l’estime de soi. Alors pourquoi près de 25% des Canadiens vivent-ils des problèmes de santé mentale au travail, tels que des troubles anxieux et la dépression ? Lorsqu’il est question du travail, il s’agit de trouver un bon équilibre et ainsi éviter l’épuisement professionnel, autrement dit burn-out. Il s’agit également d’allier raison et motivation pour s’efforcer dans une quête de sens culminant dans une mission sociale. Que ce soit à travers le bénévolat ou un boulot rémunéré, s’y sentir valorisé constitue un élément essentiel pour être heureux. S’y engager socialement et travailler pour une cause qui nous tient à cœur contribuent intrinsèquement à notre qualité de vie. Nos patrons, quand ils se soucient de la qualité de vie de leurs employés, se font qualifier de visionnaires. Malgré qu’ils s’efforcent à rendre l’entreprise rentable et concurrentielle, s’ils oublient de valoriser le capital humain, les congés de maladie bondiront. Un employé motivé, c’est un employé en santé qui affichera avec fierté son appartenance à l’organisation. L’humain représente-t-il la plus grande richesse d’un employeur?Un sens pour se préserver

Photo : 123RF
Travailleurs épuisés, pourquoi ?
Surplus de tâches et surcharge de travail, absentéisme, dépression, relations tendues entre collègues, stress, voilà quelques éléments qui sont propices à l’épuisement professionnel, aussi appelé burnout. Afin d’élucider ce mal de l’âme de plus en plus présent dans notre société, notre journaliste a rencontré Sophie Meunier, professeure en psychologie à l’UQÀM et psychologue, qui enseigne dans la section psychologie du travail et des organisations. Trois critères définissent cet épuisement : le manque d’énergie et de motivation, la perte d’intérêt par rapport à son travail et de concentration, et enfin le sentiment d’être inefficace ou moins compétent dans l’accomplissement des tâches. Ce qui en résulte peut être caractérisé par de la fatigue émotionnelle, physique ou cognitive. Est-ce la maladie du siècle ? « Probablement parce qu’elle est plus diagnostiquée et qu’on en parle plus aujourd’hui. On vit encore dans une société où les problèmes de santé mentale sont stigmatisés dans le milieu du travail », affirme-t-elle. Avec moins de sécurité d’emploi et plus de compétitivité, il est parfois difficile de forger sa place au travail. Et avec les réseaux sociaux, il n’est pas évident de garder une distance entre la vie au travail et la vie personnelle. Et le sentiment de bonheur au travail ? Il résulte du sentiment de compétence, des relations interpersonnelles harmonieuses et du sentiment d’autonomie. Selon les travaux d’Isaac Getz, coauteur de Liberté & Cie et théoricien de « l’entreprise libérée », un salarié heureux serait deux fois moins malade, six fois moins absent, 55 % plus créatif et neuf fois plus loyal. Découvrez l’article intégral dans l’édition du 15 novembre 2016, disponible auprès de votre camelot préféré(e).Travailler, (sur)vivre ou s’interroger

Jacques Forest, professeur à École des sciences de la gestion à l’UQÀM Photo : Alexandra Guellil


