Les femmes en humour, c’est un peu comme dans le rap ou dans le sport : elles sont là depuis des années, réussissent avec brio, apportent beaucoup d’originalité à leur discipline, et pourtant, elles doivent encore, trop souvent, se justifier d’être là.
Elles s’appellent Cathy Gauthier, Mariana Mazza, Maude Landry, Katherine Levac, Rosalie Vaillancourt, Marie-Lyne Joncas, Korine Côté ou Marie-Lise Chouinard, elles remplissent des salles comme l’on fait leurs prédécesseures Lise Dion, Clémence Desrochers, Dominique Michel ou Rose Ouellette bien avant elles. Leur succès pourrait laisser penser que l’égalité des sexes, en humour, a bien été atteinte.
Mais est-ce vraiment le cas ? « Que ce soit dans les médias ou dans les spectacles d’humour, la majorité des créateurs sont encore des hommes, on n’est pas du tout dans la zone paritaire des 40 à 60 %, montre Julie Dufort, enseignante àl’École Nationale de l’humour (ENH). Pour autant, ça s’améliore. Par exemple, il y a de plus en plus de filles dans les promotions de l’ENH. »
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