On va se le dire, la maudite pandémie qui nous use tous à petit feu nous a appris une chose à la dure: les villes et leur centre-ville ne seront probablement plus jamais les mêmes. Les bars, restos, cinémas, gyms, salles de spectacles et autres sont à ce jour confinés, et on se demande combien de temps ils le resteront quand on sortira enfin de ce cauchemar. Oui la société s’est adaptée, et le fameux mythe du télétravail est devenu une réalité pas mal plus vite que les sociologues ne l’ont prédit.
Souvent présentée comme un grand progrès social, l’idée selon laquelle rien ne bat le confort et le bonheur de travailler sans avoir à quitter son foyer nous confronte maintenant au fait que c’est peut-être un cadeau empoisonné. On ne peut pas faire disparaître en six mois une forme d’organisation sociale établie depuis 200 ans sans que cela fasse d’énormes dommages collatéraux. Reverrons-nous un jour le centre-ville de Montréal tel qu’on le connaissait autrefois? C’est une vaste question, mais c’en est une qui est particulièrement cruciale pour un magazine comme L’Itinéraire et pour ses camelots.
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