Obligatoire à l’école et au travail, votre masque jetable coûte environ 7 cents et, dans la meilleure des hypothèses, le double pour être recyclé. Un demi-million d’entre eux sont utilisés chaque jour dans les écoles secondaires. Et, bien que des boîtes de récupération commencent à être utilisées, à défaut d’en avoir une à proximité, on en retrouve par million à la poubelle, au sol ou dans la nature.
Recyclage, enfouissement ou incinération, les options pour traiter ce nouveau déchet popularisé par la pandémie, font débat. S’ils sont utilisés depuis longtemps dans les milieux hospitaliers, les masques, gants ou blouses n’étaient pas pour autant recyclés avant la crise sanitaire.
Un rapide sondage maison dans certains établissements montréalais a révélé qu’avant la pandémie, les masques et autres matériaux utilisés par le personnel médical pour se protéger étaient à usage unique. C’est le cas notamment au CHUM, où l’on dit ne pas avoir trouvé de solution satisfaisante permettant le recyclage (et non l’incinération) et la traçabilité des équipements de protection individuels. Le matériel souillé se retrouvait donc déjà avec les autres déchets à la poubelle, sauf s’ils étaient imbibés de liquides biologiques, auquel cas, ils étaient acheminés vers les déchets biomédicaux. Il n’existe donc aucune réelle expertise. Comme tout ce qui concerne la pandémie, l’avion est construit en plein vol.
Ceci n’étonne pas vraiment Denis Rodrigues, professeur en génie chimique et spécialiste du recyclage à l’Université Laval. « La pandémie est un cas particulier parce qu’il y a eu une variation soudaine des demandes qui a donné lieu à de l’accumulation. La gestion de la fin de vie de ces produits est devenue un problème de contamination avec tous les protocoles à respecter dans le domaine médical et sanitaire », explique-t-il.
S’il y a quelques années, on ne pensait pas vraiment à la fin de vie des produits, l’expert soutient que la plus grande difficulté est qu’il n’existe à ce jour que très peu de bases de données relatives à la fin de vie des produits. Et ce, même si chaque masque ou visière et autre matériel à usage unique vient avec un autre emballage de plastique qui a un certain temps de vie.
Ils ont fait mieux il y a 325 ans14 août 2026
Derrière les vols d’épiceries14 août 2026
Itinérance dans Montréal-Nord – Le filet de sécurité se tisse14 août 2026
Catégories
- 30e
- Actualité
- Autochtone
- Candidats 2024 – Chronique
- Candidats 2024 – Culture
- Candidats 2024 – Mots
- Candidats 2024 – Société
- Chronique
- Communiqué
- Communiqué de presse
- Couverture
- Critique
- Culture
- Dans la tête des camelots
- Documentaire
- Dossier
- Éditorial
- Entrevue
- Environnement
- Espace Sciences
- Événement
- Humour
- Itinérance
- J'ai toujours aimé regarder passer le ciel
- Métiers
- Mot de camelot
- Nouvelle
- Opinion
- Politique
- Prix de la rédaction
- Projet
- Rapport annuel
- Reportage
- Rétrospective 2024
- Salon dans la ville
- Sirop de poteau
- Société
- Solutions
- Témoignage
- Vedette
- Zoom