La pression d’être proche de sa famille
Peut-être en raison de ce portrait de famille hors-norme, les liens de sang ne veulent pas dire grand-chose pour Rebecca Makonnen. « Ce n’est pas uniquement ça qui fait une famille », croit-elle, expliquant que son vécu le démontre. Au cours de notre entretien, elle se questionne d’ailleurs sur les obligations que plusieurs s’imposent au nom de la famille. Une pression qu’elle observe particulièrement pendant le temps des Fêtes alors que plusieurs personnes se forcent à aller passer du temps dans leur famille. « On est conditionné à penser qu’on doit être super proche de nos pères, mères, frères, sœurs, qu’on est tenu de leur assurer une loyauté sans faille et de bien s’entendre avec eux, tout en sachant très bien que ce n’est pas toujours la vérité. Tu peux grandir au sein d’une famille violente, toxique ou juste en n’ayant pas les mêmes valeurs, les mêmes réflexions. Tu peux n’avoir ni intérêt en commun ni complicité. Mais parce qu’on a un lien biologique, il faudrait, au nom d’une mystérieuse loi, passer notre temps avec les membres de cette famille? Pourquoi? »
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