On dit souvent dans le milieu journalistique que la titraille est un art qui vaut pour 50 % du temps de rédaction. Parce que trouver un titre à la fois attirant, vrai, clair et court n’est pas chose aisée… encore moins lorsque celui-ci ne doit pas contenir certains mots, comme « mouton ».
Un mot qui défrise!
En fait, il aurait été plus juste de titrer cette édition : Ceci n’est pas un mouton! un clin d’oeil à la journaliste à l’origine du dossier de Une, taraudée par la situation. Mais après quelques nuits à ruminer et quelques échanges, elle a accepté de mettre en photo de couverture… un « lama ». L’argument fatal? La garantie de ne jamais utiliser le « mot en M » en première page.
Précisons que le dossier ne traite aucunement de la luxueuse toison d’un quelconque camélidé que nous appelons désormais à l’interne : mouton à long cou !
Hormis ce détail – signalé justement parce qu’il n’en est pas un – la photo est magnifique !
Entre rigueur et beauté, il a fallu trancher
Le choix éditorial a donc été d’attirer le regard avec une superbe photo d’un « mouton à long cou » au lainage tressé pour attiser l’envie de lire un dossier des plus intéressants sur celui du mouton. Car ces ovins portent sur leur dos une merveille quatre saisons et la matière première d’un savoir-faire sous respirateur.
À l’époque, le mouton s’élevait en famille. Sa laine prenait place sur le dos de ses éleveurs ; sa chair nourrissait et aidait à maintenir à flot bon nombre de familles campagnardes. Une réalité tout aussi québécoise que marocaine racontée par le camelot Mostapha Lotfi dans sa chronique.
Revenons à nos moutons
Outre les laineuses anecdotes de cette édition, une partie du magazine est consacrée au logement à grand coup d’articles, disons-le, surprenants. Entre autres, une entrevue à contre-pied menée par Isabelle Léveillée Blaney, à propos du livre Une porte de l’auteure Jolène Ruest, précédé d’un dossier sur le combat des coopératives d’habitation contre le projet de Loi 20 ; un reportage qui aurait pu faire perdre pied à notre journaliste Yann Lenzen, alors même qu’au moment de le déposer, le PL20 était abandonné.
De quoi en déstabiliser plus d’un… mais L’Itinéraire a les reins solides! à l’image de ses artisan.e.s.
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