Je suis le seul Raôul au monde à avoir un accent circonflexe sur le « ô » et ça, j’y tiens !
À l’occasion de la publication d’une biographie lui étant consacrée, nous avons rencontré Raôul Duguay dans un café du Plateau Mont-Royal. L’artiste est revenu sur certains passages de sa carrière, et nous a fait part de sa philosophie quant au temps qui passe et au lien intergénérationnel. Une réflexion sur l’essence de la vie.
À quel âge vous êtes-vous senti vieux, Raôul ? « À 75 ans, répond-il sans attendre. Je m’en rappelle très bien. Tout à coup, en balayant des feuilles chez nous, je me suis rendu compte que je n’avais plus la flexibilité, la force, l’équilibre. Avant ça, jamais je ne m’étais dit que j’étais vieux. Je suis chanceux car je n’ai jamais eu de maladie grave, mais Je commence donc à penser que je vieillis. »
Quand d’autres se sentiraient fatigués, lui n’arrête jamais de travailler, de créer. Parfois jusqu’à 15 heures par jour. Car tous ne savent pas que Raôul Duguay est un artiste accompli et polyvalent : chanteur, oui, mais aussi poète, peintre, sculpteur… et philosophe. Louise Thériault retrace l’ensemble de son œuvre dans sa biographie : Raôul Duguay, l’arbre qui cache la forêt.


