Il y a 50 ans déjà ont eu lieu les Jeux olympiques de Montréal dans le fameux stade. Une merveille architecturale pour certains, gros bol de toilette pour d’autres. Tout a été dit sur cette mémorable, mais ô combien coûteuse réalisation. Cela aura entraîné des dépenses faramineuses en plus des 150 jours perdus en raison de grève et autres conflits, d’arnaques en tous genres et pour clore le tout, les Montréalais se retrouveront avec un stade inachevé. Mais alléluia ! Les Jeux ont eu lieu à temps et, malgré tous les aléas, ont connu un énorme succès. Mais ce n’est pas le sujet de ma chronique pour l’instant.

Déprimant

Pour ceux qui ont visité cet emplacement, disons que le décor intérieur n’incite pas trop à y retourner. J’en connais un peu pas mal sur le sujet, car j’y ai travaillé trois années, de 1977 à 1979 durant les parties de baseball, de football, les spectacles et événements en tous genres. Ma tâche comme employé était assez simple, je faisais les hotdogs vapeur à notre casse-croûte, entouré de quatre ou cinq filles qui, elles, s’occupaient du service. C’est même là que j’ai rencontré ma première blonde, Hélène. Mais revenons au décor glauque du stade.

Quand j’y repense aujourd’hui, c’est le gris déprimant du béton qui me revient à l’esprit, un merveilleux gris qui rappelle le triste mois de novembre. Qui se souvient de la couleur du premier toit à l’intérieur? Un bel orange dégueulasse qui donnait presque la nausée. Par contre, les très inconfortables sièges étaient d’un splendide jaune contrastant avec la grisaille intérieure. Et si ce n’était que ça! que dire de l’atmosphère presque lugubre des lieux.

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Christian Tarte

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Camelot