Le 5 octobre prochain se tiendront les élections provinciales. Un dossier en préparation depuis le printemps dernier, avec comme point de départ la mobilisation des camelots, celle des personnes en situation d’itinérance et la consultation des organismes du milieu. S’en est suivi la prise de contact avec les différents partis traditionnels.
C’est ainsi que les cinq partis politiques en tête de course – Coalition avenir Québec (CAQ), le Parti québécois (PQ), Québec solidaire (QS), le Parti libéral du Québec (PLQ) et le Parti conservateur du Québec (PCQ) – ont été invités à rencontrer les camelots et les journalistes de L’Itinéraire pour une entrevue de 30 minutes chacun autour de cinq enjeux : logement, sécurité alimentaire, itinérance, pauvreté et immigration.
Nous avions préparé nos questions, nos dossiers de presse, nos rencontres… et, comme toujours, quelques plans B et C.
Cette fois, nous en avons eu besoin.
Une première!
Comme bon nombre de médias, avoir en entrevue les « têtes d’affiche » est important ! Mais, pour la première fois, nos attentes ont été ébranlées. Habituellement, seule la CAQ décline nos invitations. Cette fois, seul Québec solidaire l’a acceptée.
Pourquoi un seul parti traditionnel a répondu présent? On suppose que c’est parce que nos entrevues devaient être réalisées avant même le début de la campagne – les joies de l’impression papier!
Nous avons donc lancé le plan B : s’appuyer sur notre force, celle d’écouter les moins entendus.
Six des sept partis sollicités ont accepté de jouer le jeu. Et, avouons-le, ce plan B a bien fait de devenir le plan A.
De ces rencontres sont sorties des idées différentes, parfois novatrices, parfois décalées, voire farfelues. Et bien que ces partis « d’à côté » se contentent des miettes médiatiques, ils élargissent nos réflexions et contribuent à construire un débat plus équilibré, pluriel et critique face aux discours électoraux dominants.
Vous venez de lire l’éditorial du 15 septembre 2026. Pour lire l’édition intégrale, procurez-vous le numéro de L’Itinéraire auprès de votre camelot ou abonnez-vous au magazine numérique.



