Après huit ans de développement et un coût de production estimé à plus d’un milliard de dollars, le prochain volet de la saga à succès du jeu vidéo Grand Theft Auto VI (GTA VI) est très attendu. Fidèle à la tradition des productions de Rockstar Games, sa sortie le 19 novembre promet de faire beaucoup de bruit, mais aussi de provoquer quelques controverses.

Pierre Jousseaume fait partie des 4,38 millions de joueurs à avoir précommandé GTA VI plusieurs semaines – voire mois – avant sa sortie officielle. « C’est un rendez-vous! », dit avec enthousiasme celui qui baigne dans le milieu du jeu vidéo depuis tout petit et qui travaille aujourd’hui en tant qu’artiste conceptuel dans un studio montréalais. D’ailleurs, les données préliminaires publiées par la firme d’analyse Sensor Tower témoignent d’un engouement sans précédent pour ce nouveau titre, pour le plus grand bonheur des détaillants de jeux vidéo.

Une double réputation

La franchise Grand Theft Auto est reconnue pour ses mondes ouverts hyperréalistes dans lesquels le joueur incarne un ou plusieurs criminels. Dans cet opus, il se glissera dans la peau de Jason et Lucia, un duo en cavale à la Bonnie et Clyde dans une ville fictive inspirée de Miami. « Ce que je trouve trop bien, c’est qu’on joue un couple qui a l’air de s’aimer. C’est plutôt rare dans les GTA, plaisante-t-il. J’ai hâte de voir ce qu’ils vont faire avec eux. »

Il est cependant difficile de parler de GTA sans mentionner la violence, les armes à feu et l’hypersexualisation qui font la sulfureuse réputation de la série depuis ses débuts. Tout en jouant avec les limites des classifications d’âge (ESRB), Rockstar Games a toujours su tirer parti des controverses pour renforcer la notoriété de ses titres.

« J’ai encore l’image de mon grand frère en train de me montrer la boîte du jeu, gravée dans ma mémoire », se souvient Pierre Jousseaume, pour qui l’attrait du jeu – du moins lorsqu’il était enfant – tenait aussi à son aspect « interdit ».

 

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À propos de l'auteur

Maureen Jouglain

Journaliste