Ils en avaient marre
Dernièrement, le mécontentement des citoyens qui se sont mobilisés face à la multiplication de ce type de locations (il y a en a plus de 10 000 à Barcelone) a été entendu. On apprend que la grande ville catalane a pris le taureau par les cornes et va interdire les locations de type Airbnb sur son territoire. Une bonne nouvelle pour les Barcelonais qui, comme les Montréalais, en plus d’une pénurie de logements, font face à d’importantes hausses des loyers. Ça fait réfléchir sur l’impact qu’on a quand on voyage. Et ça fait réfléchir sur ce qui se passe chez nous. L’an dernier, à Montréal, on comptait environ 14 000 logements de type Airbnb, dont seulement 1 000 avaient un numéro d’enregistrement, selon Radio-Canada. Depuis mars – à la suite du tragique incendie dans un Airbnb illégal dans le Vieux- Montréal, qui a coûté la vie à sept personnes –, le gouvernement du Québec et l’entreprise Airbnb elle-même ont resserré les règles, ce qui a eu comme effet de diminuer le nombre de ces locations à court terme. Une bonne chose, mais ce n’est pas assez. Les loyers devenus trop cher pour le commun des mortels, la cupidité de certains propriétaires, le manque d’offre, la lenteur et la lourdeur administrative pour construire des logements sociaux, les montants insuffisants accordés par les gouvernements sont autant d’embûches qui laissent présager qu’une sortie de crise, ce n’est pas pour demain. Les Barcelonais ont eu la bonne idée de se mobiliser pour faire changer les choses. Et nous, en avons-nous assez pour en faire autant ?Vous venez de lire un extrait de l’édition du 15 juillet 2024. Pour lire l’édition intégrale, procurez-vous le numéro de L’Itinéraire auprès de votre camelot ou abonnez-vous au magazine numérique.


