Mettre un visage sur la misère
On saisit rapidement en discutant avec François-Étienne Paré que l’empathie envers les personnes en situation d’extrême vulnérabilité peut exister sans avoir fréquenté la rue. C’est plus une question de se bousculer soimême, comme l’exprime l’humoriste et directeur artistique de la Ligue nationale d’improvisation (LNI). Pour lui, la meilleure manière de développer son empathie est de redonner ce qu’il a eu la chance de recevoir, directement auprès des personnes marginalisées. « Ça met des visages et des noms sur ces réalités-là, ça aide à comprendre que ça peut arriver à n’importe qui, à soi ou à sa famille, de se retrouver à la rue. »« On est tous à une dépression, à un coup de malchance, à une inondation, de vivre l'itinérance. Il suffit de regarder ces gens qui n'avaient pas le profil de l'itinérance, finir à la rue. » - Catherine Ethier
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