À pareille date l’année dernière, le Québec était ébranlé par le décès de Joyce Echaquan et celui de George Floyd. C’était plusieurs mois après la publication de chroniques portant sur les violences policières dans les communautés noires et sur l’usage de certains mots à l’école. Sur les réseaux sociaux, plusieurs internautes issus de ces minorités ont dénoncé le manque de perspective dans la façon d’aborder ces sujets qui sont pourtant leur quotidien. Rachida Azdouz, spécialiste en gestion de la diversité, auteure et psychologue, l’atteste: au-delà de l’initiative favorable à parler de diversité dans les médias, il y a un mouvement de fond et «une prise de conscience que les problèmes d’équité et de discrimination doivent être traités comme un enjeu de société, pas uniquement comme des faits divers ou des phénomènes isolés». Ce qui n’exclut pas que des élites sociales, des journalistes, des politiciens, des militants ou des intellectuels « surfent sur la vague et instrumentalisent cet enjeu pour du capital ». Pourtant, les études le confirment: la diversité réelle répondrait au besoin de représentativité des plus jeunes en pleine construction identitaire. «C’est vrai autant pour les filles, qui sont encouragées à embrasser des métiers considérés comme masculins que pour les minorités visibles ou socioéconomiques qui voient d’autres comme eux occuper les fonctions auxquelles elles aspirent», ajoute Mme Azdouz.
Les médias façonnent notre perception du monde et sont au cœur du débat social. S’il est vrai que nous plaidons la volonté d’informer tous les Québécois, nous effaçons parfois des groupes jugés minoritaires, au nom d’une nouvelle et de sa visibilité.
Depuis Black Lives Matter (BLM) et les drames relatifs aux communautés autochtones, on sent un besoin de diversifier la nouvelle. On veut l'aborder autrement. Quant aux artisans qui la transmettent, ils semblent venir de plus en plus d'horizons différents. Qu’elle soit genrée, culturelle, linguistique, religieuse ou corporelle, la diversité semble devenir urgente. Reste que, données à l’appui, il y a un écart entre la proportion de personnes issues de ces diversités et leur présence dans les salles de nouvelles.
À pareille date l’année dernière, le Québec était ébranlé par le décès de Joyce Echaquan et celui de George Floyd. C’était plusieurs mois après la publication de chroniques portant sur les violences policières dans les communautés noires et sur l’usage de certains mots à l’école. Sur les réseaux sociaux, plusieurs internautes issus de ces minorités ont dénoncé le manque de perspective dans la façon d’aborder ces sujets qui sont pourtant leur quotidien. Rachida Azdouz, spécialiste en gestion de la diversité, auteure et psychologue, l’atteste: au-delà de l’initiative favorable à parler de diversité dans les médias, il y a un mouvement de fond et «une prise de conscience que les problèmes d’équité et de discrimination doivent être traités comme un enjeu de société, pas uniquement comme des faits divers ou des phénomènes isolés». Ce qui n’exclut pas que des élites sociales, des journalistes, des politiciens, des militants ou des intellectuels « surfent sur la vague et instrumentalisent cet enjeu pour du capital ». Pourtant, les études le confirment: la diversité réelle répondrait au besoin de représentativité des plus jeunes en pleine construction identitaire. «C’est vrai autant pour les filles, qui sont encouragées à embrasser des métiers considérés comme masculins que pour les minorités visibles ou socioéconomiques qui voient d’autres comme eux occuper les fonctions auxquelles elles aspirent», ajoute Mme Azdouz.
À pareille date l’année dernière, le Québec était ébranlé par le décès de Joyce Echaquan et celui de George Floyd. C’était plusieurs mois après la publication de chroniques portant sur les violences policières dans les communautés noires et sur l’usage de certains mots à l’école. Sur les réseaux sociaux, plusieurs internautes issus de ces minorités ont dénoncé le manque de perspective dans la façon d’aborder ces sujets qui sont pourtant leur quotidien. Rachida Azdouz, spécialiste en gestion de la diversité, auteure et psychologue, l’atteste: au-delà de l’initiative favorable à parler de diversité dans les médias, il y a un mouvement de fond et «une prise de conscience que les problèmes d’équité et de discrimination doivent être traités comme un enjeu de société, pas uniquement comme des faits divers ou des phénomènes isolés». Ce qui n’exclut pas que des élites sociales, des journalistes, des politiciens, des militants ou des intellectuels « surfent sur la vague et instrumentalisent cet enjeu pour du capital ». Pourtant, les études le confirment: la diversité réelle répondrait au besoin de représentativité des plus jeunes en pleine construction identitaire. «C’est vrai autant pour les filles, qui sont encouragées à embrasser des métiers considérés comme masculins que pour les minorités visibles ou socioéconomiques qui voient d’autres comme eux occuper les fonctions auxquelles elles aspirent», ajoute Mme Azdouz.


