Sirop de poteau, postface
Faque, c’est ça qui est ça.
La dernière goutte de Sirop de poteau vient de couler. La canisse est vide
Faque, c’est ça qui est ça.
La dernière goutte de Sirop de poteau vient de couler. La canisse est vide
Frigo a soif. Très soif. Le genre de soif que quand il l’a, il peut pas l’étancher avec de l’alcool, ni avec de l’eau. Ça lui prend absolument un Coke. C’est une soif qui est demeurée intarissable depuis sa première liqueur douce, en 1946.
Suivez l’aventure de Frigo dans le roman-feuilleton Sirop de poteau par l’auteur du roman Mélasse de fantaisie, Francis Ouellette.
Par la fenêtre de sa chambre à ‘pital, Frigo regarde la lune. Elle est pareille que celle qui se frottait le cul
dans les draps du ciel, le fameux soir où sa mère l’a emmené se paqueter au Vieux Munich après avoir
gagné au bingo.
La toune de Marc Hamilton tire à sa fin et Frigo, qu’on se rappellera qu’il est ben paqueté, demande à Jocelyne si elle veut être sa femme. Elle accepte avec le sourire de celle qui vient de gagner à 6/49.
Frigo a le mal de cœur.
Un authentique mal de cœur, pas un de ceux-là qui métaphorise un état mental et physique. Le crabe dans l’aquarium de sa cage thoracique arrête de zigner ses mandibules.