Garni de plantes indigènes, le Jardin des origines de la Maison Saint-Gabriel témoigne de la rencontre des cultures française et autochtone et du savoir-faire horticole et médicinal des femmes des Premières Nations.
« Ce jardin est une manifestation éloquente des précieux savoirs de nos sœurs. Leur apport considérable à l’agriculture, à la médecine et à la santé, entre autres, est mis en valeur dans un environnement à la fois éducatif et touristique. L’histoire, l’expérience et la contribution des femmes des Premières Nations méritent d’être partagées et connues », a affirmé le Chef de l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador, Ghislain Picard.
Véronique Saint-Pierre, responsable des communications à la Maison Saint-Gabriel, met en relief les importantes techniques qu’ont utilisées les femmes autochtones. « L’agriculture a été inventée par elles; celles-ci étaient sédentaires et restaient avec les enfants, alors que l’homme partait à la chasse. Leurs habilités ont été transmises aux colons au 17e siècle. »
« C’est un jardin œuvre d’art ! C’est un legs du 375e qui rend hommage à la contribution des femmes autochtones et met en valeur leur savoir-faire agricole et médicinal. C’est un concept assez unique, soutient Mme Saint-Pierre. Les trois sœurs démontrent le génie du savoir agricole des femmes iroquoiennes : alors que le maïs sert de poteau pour les haricots qui grimpent autour, la courge, elle, permet de garder l’humidité au sol avec ses feuilles. C’est un monticule assez ingénieux », avoue-t-elle. Le maïs, le haricot et la courge ont besoin l’une de l’autre pour croître sans fertilisant, sans labour et sans pesticide. Implantée par les femmes autochtones, cette méthode est aussi astucieuse qu’efficace.
Conçu grâce à la collaboration des Abénakis d’Odanak et du Jardin botanique de Montréal, cet espace vert a profité du soutien financier, dans le cadre des festivités du 375e anniversaire de la Ville de Montréal, des gouvernements du Québec et du Canada.
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