Charles Aznavour chantait en 1960 sa vision romantique de La nuit
[...] Comme une nappe de velours Plane et s’étire sur les toits Laissant les amoureux pantois Devant la triste mort des jours
Et puis
Dans le bruit qui soudain s’élève Au fond des cœurs et des ruelles Elle répand des étincelles
Qui montrent le chemin du rêve
Boris Vian, lui, la préférait au jour lorsqu’il chantait dans la Valse jaune: Ilyadusoleildanslarue
Moi j’aime bien la rue mais quand elle s’endort Et j’attends que le jour soit mort
Et je vais rêver sur les trottoirs
La nuit a toujours éveillé la poésie, l’inspiration et la créativité chez les artistes. Alors que c’est une tout autre réalité pour ceux et celles qui travaillent les shifts de nuit. Pour les travailleurs du sexe, la nuit est une période faste, mais aussi celle de tous les dangers. Les fêtards quant à eux se dépêchent de trinquer avant que soit lancé le dernier last call pour ensuite déferler bruyamment dans la rue à la fermeture des bars. Au grand dam de la partie diurne de la population.
Puis, aux petites heures, tout ralentit, le pouls de la ville bat plus lentement pendant que la cité sommeille.
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